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Le marché du leasing estimé à 50 milliards de DA en 2017

Le marché algérien du leasing devrait atteindre quelque 50 milliards (mds) de DA en 2017 contre 40 mds DA en 2016, soit une progression annuelle de 25%, a indiqué mercredi un intervenant dans ce marché. "On tablait initialement sur un marché de 60 mds de DA en 2017. Mais nous sommes à 39 mds de DA à fin septembre et nous devront clôturer l?année avec 50 mds de DA au maximum ", a précisé M. Nafa Abrous, président du directoire de MLA (Maghreb Leasing Algérie), un établissement financier privé spécialisé dans le leasing, présent en Algérie depuis 2006.




Mercredi le 27 décembre 2017

Le marché algérien du leasing devrait atteindre quelque 50 milliards (mds) de DA en 2017 contre 40 mds DA en 2016, soit une progression annuelle de 25%, a indiqué mercredi un intervenant dans ce marché.
"On tablait initialement sur un marché de 60 mds de DA en 2017. Mais nous sommes à 39 mds de DA à fin septembre et nous devront clôturer l?année avec 50 mds de DA au maximum ", a précisé M. Nafa Abrous, président du directoire de MLA (Maghreb Leasing Algérie), un établissement financier privé spécialisé dans le leasing, présent en Algérie depuis 2006.
Le responsable s?exprimait lors d?un atelier technique consacré au leasing, organisé par l?ABEF (Association des banques et des établissements financiers) dans le cadre des ateliers Expofinances 2017, à l?occasion de la Foire de la production Algérienne (FPA).
En 2015, le marché du leasing, couvert par treize (13) intervenants dont six sociétés spécialisées et sep banques, était estimé à 45 mds DA avant de reculer à 40 mds de DA en 2016.
" Le recul enregistré en 2016 est due au ralentissement de certains projets publics d?investissement et le manque de la disponibilité des équipements en raison de la baisse de la commande publique", a expliqué M. Abrous.
En outre, le manque de communication et la culture enracinée chez la majorité des opérateurs algériens en ce qui concerne la réticence face à la location des biens de production, préférant détenir directement la propriété de ces biens, sont les autres facteurs responsables de ce recul, a-t-il souligné.
Pour MLA, qui détient plus du tiers du marché du leasing en Algérie, elle avait quand même réussi à enregistré une progression de 23% de son chiffre d?affaires en 2016.
"C?est parce que nous avons un portefeuille très diversifié. Nous finançons surtout l?outil de production, les sociétés de réalisation alors que les véhicules ne représentent que 9% de notre portefeuille", a-t-il encore expliqué.
A fin septembre 2017, la société qui a ouvert huit nouvelles agences en 2017, portant son réseau à 12 agences, a réalisé un marché de 12 mds de DA, selon son président.
Le responsable a fait état d?un "gros engouement " des sociétés de leasing pour accompagner la production nationale surtout que l?Etat est plus que jamais déterminé à protéger et encourager cette production pour réduire les importations.
Il a mis l?accent par ailleurs sur le marché automobile d?occasion qui "représente une piste prometteuse pour les sociétés de leasing dès lors qu?il sera encadré par les concessionnaires de la place".
M. Abrous a invité d?autre part les intervenants sur le marché à recourir à des montages syndiqués pour accroître les capacités de financements par ce mécanisme.
Pour 2018, il a rappelait que MLA s?apprêtait à lancer son 3ème emprunt obligataire qui portera sur 4 milliards de DA dont la moitié sera destinée au grand public. La société avait lancé en 2015 puis en 2017 deux emprunts institutionnels portant sur 2 mds de DA chacun.
Le délégué général de l?ABEF, M. Rachid Belaid, a profité à son tour de l?occasion pour inviter les sociétés de leasing à se lancer dans des emprunts obligataires afin d?avoir les capitaux nécessaires à leurs activités et contribuer également à dynamiser le marché financier en Algérie.
Interrogé par la presse sur une éventuelle orientation vers les start-up, le leasing étant destiné exclusivement aux entreprises ayant déjà une part de marché, M. Abrous a fait remarquer que les entreprises en phase de création bénéficient d?une panoplie de facilitations accordées par l?Etat dans le cadre des différents dispositifs de soutien à l?emploi.
Donc, cette catégorie d?entreprises n?aura besoin d?aller vers le leasing qu?une fois arrivée à un certain stade d?avancement de l?activité, a-t-il ajouté.
Lors des débats, les intervenants ont évoqué certaines entraves rencontrées par les sociétés de leasing en Algérie.
"La législation nous oblige à proposer, sur 3 à 5 ans pour le leasing mobilier et sur une période qui va jusqu?à 10 ans pour l?immobilier, une location fixe au moment où nous nous empruntons sur la base de taux d?intérêts bancaires variables", a noté le patron de MLA.
D?autres intervenants ont évoqué le risque élevé auquel sont exposées les sociétés de leasing en Algérie.
"Nous avons eu affaire à un opérateur qui a pris 15 camions avant de disparaitre. Un autre a disparu avec une unité avicole, déplore le Directeur général d?EDI (Djazair IDjar) M. Youcef Lachab, en regrettant le fait que ce genre de délit "n?est pas assez réprimé par la Justice en Algérie laquelle considère ce genre de comportement comme abus de confiance et non pas comme étant un vol".
Egalement appelé crédit-bail, le leasing est une formule de crédit par laquelle la banque achète un matériel ou un bien pour le louer, pendant une durée déterminée au souscripteur dans le cadre d?une activité professionnelle uniquement. Le souscripteur a la possibilité d?acheter le bien à l?échéance du contrat.
APS